Affichage des articles dont le libellé est Noël. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Noël. Afficher tous les articles

jeudi 15 décembre 2016

La religieuse en papier





Une gourmandise à fabriquer pendant les longues soirées d’hiver, pour décorer votre table sans pour autant prendre du poids (pour l’instant), ou à accrocher à votre sapin.






Il vous faut :
Du Canson de deux couleurs différentes (une pour les choux, une pour le glaçage)
De la colle
Une perle en bois et de la peinture
Du fil blanc et une aiguille
Cutter, règle, planche à découper
Le modèle à télécharger ici







Commencez par reproduire le modèle sur vos cansons.
Marquez les arêtes avec le dos du cutter pour obtenir des plis propres.



Formez les choux et les glaçages, puis assemblez-les.



Découpez les bandes des collerettes, puis pliez-les en accordéon. Assemblez les deux bandes larges pour n’en former qu’une seule.
Passez le fil au centre d’une extrémité de chaque bande. Cela permettra de former un joli cercle.
Collez ensuite les accordéons pour les refermer, et tirer sur les fils pour former les collerettes, puis maintenez-les avec un nœud.



Collez la grande collerette sur le gros chou, et la petite sur le plus petit chou.



Assemblez ensuite le tout.
Peignez la perle et collez-la ON THE TOP.


lundi 14 décembre 2015

Cantine sauvage, suite et fin - La couronne de Noël





Suite à votre épisode « cantine sauvage » de lundi dernier, vous avez été convoquée dans le bureau du patron.

De l’adrénaline plein le sang et de la nourriture plein votre chemise (oui, parce que Lionel a répliqué), vous étiez prête à défendre vos idées en structurant votre discours en trois grands points : la neutralité religieuse et politique du lieu de travail, la stupidité de votre collège, la qualité des repas de la cantine.

Après avoir écouté votre tirade de l’autre côté du bureau dans l’attitude du directeur d’école, Patrice vous a rappelé d’une voix paternaliste qu’en France, on a aussi le droit d’être con.
Ne sachant que faire de vous et ne pouvant pas vous mettre à pied comme l’avait exigé Lionel (parce qu’on n’est pas dans une série américaine, Lionel), il vous a gentiment demandé de prendre le reste de votre journée, en se disant que moins  vos collègues auraient vue sur vos vêtements crasseux, plus vite ils oublieraient les causes de l’incident.

Une fois de retour devant le volant que vous aviez violenté le matin même, vous vous êtes sentie tellement bête. 

Et en même temps TELLEMENT MIEUX. 

Pour un peu, vous en seriez presque venue à remercier Lionel d’avoir servi d’exutoire.

Le cœur apaisé, vous êtes dirigée à nouveau vers la cantine pour constater les dégâts causés par le chaos que vous aviez engendré. Là, à genoux au milieu des stigmates de votre révolution de bas étages, vous avez trouvé Corinne et Désiré dans leur blouse de cantiniers.
Vous joignant à eux, vous avez saisi une éponge dans le silence, et nettoyé à grandes eaux toute la rage et la violence dont vous ne vous seriez même pas sentie capable quelques heures auparavant.

A la nuit tombée, contemplant toute cette propreté l’esprit vidé, Désiré s’est approché de vous en vous tendant un café.
« Tiens. C’est pour t’aider à faire descendre toute cette fierté que tu viens de ravaler. J’en aurais bien offert un à l’autre là, mais lui, il est pas venu. »

Sage Désiré.

Voir Corinne afficher un nouvel écriteau « Bataille de nourriture interdite » à coté du menu de la semaine vous a tous les deux fait rire aux éclats. Et puis ça vous a donné une idée de repentir. Demain, vous viendrez avec une jolie couronne pour décorer la porte du lieu du crime.




Vous aurez besoin de :
Des branches fines avec et sans chatons
Une branche plus épaisse (environ 40cm)
Des feuilles mortes
De la peinture blanche
Du papier canson beige, orange clair et bleu clair
Des boules de sapin
De la guipure
Un morceau de laiton d’environ 15 à 20cm
130cm de ficelle noire
Un pistolet à colle
Du fil de fer fin
Un sécateur ou une paire de bons ciseaux




Commencez par peindre 4 feuilles avec la peinture blanche.



En attendant que cela sèche, découpez 15 feuilles longues (au total) dans les papiers beige et orange, et 15 petites feuilles dans le papier bleu.
Collez ces petites feuilles bleues sur vos brindilles.
Collez aussi des courtes brindilles au centre de 8 des feuilles longues (4 beiges, 4 oranges).



Avec le fil de fer, formez ensuite 2 fagots de 30cm de long, et 2 autres de 20cm.



Toujours avec le fil de fer, accrochez les deux grands fagots de part et d’autre de la branche épaisse, puis collez par-dessus une feuille blanche.


Accrochez ensuite les 2 petits fagots, puis collez les deux dernières feuilles.



Collez ensuite les feuilles beiges et orange, en répartissant les masses et les couleurs.
Avec le fil de fer, accrochez vos boules de sapins.



Pour ce qui est de l’accroche, enfilez par deux fois votre ficelle dans le tube de laiton, et nouez les extrémités à votre branche. Placez le tube de laiton de manière à former un beau triangle.



Pour réaliser les pompons de dentelle, découpez 3 bandes de 50cm*18cm dans la guipure, et crantez-les tous les 2-3cm environ, en laissant 4cm en haut de la bande pour l’attache.
Roulez les bandes sur elles-mêmes, et fixez le haut des pompons avec du fil métallique.



Accrochez les pompons à la branche de structure de la couronne.




lundi 7 décembre 2015

Les décos de sapin noires, et rouges aussi un peu - Article vénère



Ce matin, dans votre voiture, vous étiez vénère. Vous avez déchargé votre mauvaise humeur en braillant un « Salut à toi » de 4min30, et ça vous a fait du bien, mais pas assez. Alors vous avez enchainé avec les Sex Pistols, et puis aussi un peu de Trust, mais ça n’a pas suffit non plus. Alors une fois garée sur le parking de l’entreprise, vous avez tapé votre volant en l’insultant pour ne pas être allé voter hier. Vous avez respiré un bon coup, mais vous aviez toujours en vous cette irrépressible envie de péter des genoux.
Tant pis, les collègues n’auront qu’à bien se tenir.

Et c’est à peu près ce qu’ils ont fait jusqu’à l’heure du déjeuner.

Dans la cantine morose du lundi midi, sans trop savoir comment la conversation avait pu en arriver là, Lionel du bureau d’à côté s’est enfoncé goulument dans une diatribe anti-gouvernement, anti-élection, anti-Europe, anti-noirs, anti-arabes, anti- juifs (parce qu’ils se tapent tous sur la gueule et que ça nous retombe dessus), et même anti-cop21 (tant qu’à faire). 

Lionel est anti, Lionel est contre, Lionel est con. Et Lionel a voté FN et se vente d’avoir choisi la bonne équipe comme si la France avait à nouveau gagné une coupe du monde (de foot, bien entendu).

C’est à ce moment là que vous avez atteint votre point de non-retour.

Attrapant à pleine main votre céleri rémoulade tout aussi gluant que sa prose, vous lui avez aussitôt tout balancé à la figure. Comme une gamine. Comme la bataille d’imagino-bouffe dans « Hook ou la revanche du capitaine crochet », mais en vrai. 

Ben ouais Lionel, on aurait bien aimé être plus éloquents, mais il faut croire que ne pas pouvoir défiler dans la rue en ce moment, ça vous rend nerveuse. 

Parce que la France et l’Europe, elles ne se sont pas construites avec des « contre », avec des « ou », pas plus qu’avec des « ni ». Elles sont faites de ET, de AVEC, et d’une liste longue comme le bras de cultures qu’on mélange tous les jours pour faire de notre pays un endroit unique en perpétuelle mouvement que le reste du monde nous envie.


Du coup, cette année, vous avez décidé de faire un sapin rebelle, noir bien sûr, et rouge aussi un peu…






Et pour les premières décorations en mode Bérurier noir, il suffit de suivre les images.