Affichage des articles dont le libellé est Béton. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Béton. Afficher tous les articles

samedi 17 décembre 2016

La lampe à pompons





Un cadeau à offrir à votre petite sœur, qui aimerait bien avoir un appart qui ne ressemble  pas à un inventaire du bon coin, mais qui n’a pas un rond.


Il vous faut :
Du ciment, du sable et de l’eau (ou un mélange à béton tout prêt)
1 coupelle en plastique
1 abat-jour à pinces
4 perles de bois de même taille
Du galon à pompons (de quoi faire le tour de l’abat-jour)
Une chute de carton et du papier d’alu
De l’adhésif résistant
De la colle néoprène
Du câble électrique, 1 interrupteur, 1 prise femelle, 1 douille en porcelaine, un support à douille en laiton




Commencez par former un petit cylindre en carton recouvert d’alu, un peu plus épais que votre câble électrique.
Fixez-le avec l’adhésif au centre de la coupelle. Faites une petite marque au feutre à environ 1,5cm du fond.

Préparez votre béton (environ 3 doses de ciment pour 1 de sable et 2 d’eau). Commencez par verser le ciment et le sable dans une dose d’eau et rectifiez la consistance en ajoutant de l’eau au fur et à mesure. Il ne doit pas être trop liquide pour éviter la laitance, et pas trop épais pour éviter les trous.
Coulez-le dans la coupelle jusqu’à la marque.
Faites vibrer le béton en tapotant sur la coupelle pour faire sortir les bulles d’air.

 
Pendant que le béton sèche, préparez votre monture électrique (prise + interrupteur).
Ôtez le tissu de l’abat-jour s’il y a lieu, et collez le galon avec la néoprène.



Après 12h de séchage, vous pouvez démouler votre socle en béton en tirant sur votre cheminée en alu. Laissez-le sécher encore 12h à l’air libre, si possible sur une grille à pâtisserie.
 
Collez ensuite les 4 perles sous le support, et le support à douille au dessus du trou.
Une fois la colle bien sèche, vous pouvez visser la base de votre douille, et finir le montage électrique.
Ajoutez ensuite l’abat-jour.



lundi 1 juin 2015

La forteresse de cartons - Un peu de béton (part. 3/3)


Ce week-end, vous êtes allée chez Martine pour offrir vos jolis bougeoirs à sa fille Olympe autour d’un café-gaufrettes.
Martine vous décrit en détail le planning des tétées d’un air soulagé, puisque le dernier né a la bonne idée d’enchaîner de bonnes grosses siestes de 6 heures, ne perturbant ainsi pas de beaucoup la vie des adultes. A voir les cernes qui ornent les yeux (et même les joues) de la maman, vous avez quand même un gros doute.

C’est le moment que choisi l’héritier pour manifester sa présence dans la pièce d’à coté. Vous suivez Olympe pour faire connaissance avec sa merveille, et en passant la porte de la chambre, vous vous trouvez médusée devant une forteresse de cartons. Empilés de manière magistrale, créant ici une fenêtre pour la lumière, là une porte pour accéder au lit, les cartons s’élèvent devant vous comme la plus belle cabane du monde.

Vous voyant ébahie (et un peu déçue que cette réaction ne vous soit pas venue à la vue de son enfant), Olympe vous explique que c’est l’œuvre de son premier, qui a la fâcheuse tendance de faire des maisons avec tout ce qui lui passe sous la main. Elle a trouvé ça rigolo le premier soir d’être enfermée comme une princesse dans son château fort (il y a même un drap pour faire ciel de lit), mais à l’usage, c’est quand même super relou.
Et la voyant farfouiller dans le carton du dessous pour récupérer tant bien que mal une couche propre, vous vous dites qu’il y a effectivement de l’idée, mais un manque cruel d’organisation.
Comme vous aimez bien le petit Oscar, vous proposez à sa mère de l’en délester quelques heures et de l’amener visiter une agence d’architecture, pour qu’il puisse en savoir un peu plus sur ce qui sera à tous les coups son futur métier (en même temps, avec un prénom comme le sien…). Peut-être même qu’il aura deux-trois conseils à vous donner pour chez-vous.

En attendant, voir Olympe retourner ses cartons vous a inspiré un nouveau bricolage pour finir votre paquet de ciment. La semaine prochaine, vous lui offrirez une super lampe baladeuse (qui pourra aussi faire office d’objet contondant si besoin).



Pour la lampe, vous aurez besoin de :
Du ciment et un récipient à sacrifier
Un peu de sable
Du carton d’emballage (avec un coté plastifié)
De l’adhésif renforcé de réparation
Un tube de laiton de minimum 6mm de diamètre (8mm, c’est mieux)
Du fil électrique + une fiche mâle + un interrupteur assortis
Une douille en laiton et céramique
Une vis de jonction en laiton
Une ampoule à faible intensité
De l’adhésif isolant pour travaux électriques
Des tournevis pour travaux électriques
Une pince à dénuder
Un coupe-tube
Du papier de verre toilé
Une planche à découper
Une règle, un cutter, des ciseaux, un crayon
Et si vous avez, un cutter à cercles


https://drive.google.com/file/d/0B5XvabHJ7BnKNjNGT2hfTGJrSmc/view?usp=sharing 


 
Commencez par télécharger le fichier en cliquant sur l’image ici.
Reportez et découpez le patron, en n’oubliant pas d’assembler les deux morceaux « bande intérieure 1&2 ». Ouvrez le cercle pour laisser passer la douille.











De la même manière que pour l’usine, entaillez les traits en pointillés, et faites aussi une entaille à 5mm à droite de chaque trait.
Otez la partie kraft et la partie ondulée du carton entre ces entailles pour ne laisser à ces endroits que la face plastifiée. Vous pouvez maintenant former la pièce centrale sans soucis.



Fixez cette forme ainsi que 3 des côtés à la base du moule.
Détaillez un morceau de 13cm dans la baguette de laiton.
Découpez une petite croix au centre du côté haut du moule, pour laisser passer le tube de laiton.
Fixez ensuite ce tube à la douille, puis la douille au moule, et fixez ensuite la dernière pièce de carton.




Comme ce moule va accueillir une certaine masse de mortier, je vous conseille de ne pas lésiner sur l’adhésif, notamment en faisant un cerclage.



En cuisine maintenant, mélangez 800g de ciment + 400g de sable + 190g d’eau.
Coulez la moitié du moule, et faites vibrer le béton pour supprimer les bulles d’air. Remplissez le moule jusqu’à environ 5mm du bord, et faites à nouveau vibrer pendant quelques minutes.
Pour que le moule ne s’écroule pas, ajoutez de l’adhésif pour aider les côtés à supporter le poids du mortier.



Laissez sécher 8 à 10h.
Pendant ce temps, montez votre assemblage électrique.
Si vous utilisez un tube de laiton de 6mm de diamètre, vous devrez ôter la gaine plastique sur environ 15cm, et la remplacer par de l’adhésif isolant (sinon, ça ne passe pas dans le tube !).

 

Démoulez votre forme en béton, et poncez les aspérités avec du grain épais, puis avec du grain fin pour les finissions.



En dernier lieu, passez le fil dans le tube de laiton, puis électrifiez la douille.


 Et voilà !







jeudi 28 mai 2015

Un peu de béton (part. 2/3)



Suite à la première expérimentation, voici un nouveau modèle à fabriquer chez vous.
Avec une première amélioration: puisque il est clair que la face "à l'air" est moins belle que les faces "contre moule", celui ci est coulé à l'envers.




Il vous faut à peu près le même matériel que pour les bougeoirs précédents:
Du ciment et un récipient à sacrifier
Un peu de sable
Du carton d’emballage (avec un coté plastifié)
Un raccord en cuivre (diam. 22)
De l’adhésif renforcé de réparation
Du papier de verre toilé
Une planche à découper
Une règle, un cutter, des ciseaux, un crayon
Et si vous avez, un cutter à cercles










Commencez par télécharger l'image juste ici, puis reportez le patron et découpez-le.
Attention à dessiner les côtés de l'usine dans les deux sens !







Pour que les arêtes des sheds soient bien nettes, il va falloir être un peu précis...
Commencez par entailler la bande de toiture sur les traits en pointillés. Faites de même 5 mm à droite des traits qui séparent le retour cheminée/biais shed et les 2 retours shed/biais shed. A l'aide de la lame du cutter, ôtez la partie kraft et la partie vaguelettes du carton, pour qu'il ne reste que le côté plastifié.
Vous pouvez maintenant plier aisément le carton pour former le toit.







Bouchez maintenant l'une des extrémités du raccord en cuivre.
Découpez le cercle de la bande de toiture, installez la pièce de cuivre, et scotchez-le à l'extérieur du moule, en faisant attention à ce qu'elle soit bien droite.



Assemblez maintenant le moule, en insistant sur les arêtes et les angles, surtout au niveau de la toiture, car ce sera la partie basse du moule.



Formez une petit socle pour accueillir votre usine, de manière à ce que le moule soit bien droit au moment du coulage (avec des livres par exemple).

Préparez ensuite votre mortier:
500g de ciment + 250g de sable + 190g d'eau

Puis coulez votre mortier en commençant par remplir les sheds, et le fond (ou le haut) de la cheminée. Faites vibrer le moule à l'aide d'une règle pour évacuer les bulle et bien répartir le béton dans le moule, notamment au niveau des arêtes des sheds.
Complétez le moule en laissant une marge d'environ 5mm à 1c, et faites à nouveau vibrer le mortier pendant environ 3 ou 4 minutes.



Laissez reposer 8 à 10h avant de démouler.
Pour les finissions, poncer les imperfections avec du papier de verre à grain épais, puis finissez avec du grain fin.





Parce qu'il reste un peu de ciment dans votre sac, on se retrouve lundi avec des améliorations, et un projet encore plus ambitieux!

mardi 26 mai 2015

Le bébé d'Olympe - Un peu de béton (part.1/3)


La nuit dernière, la fille de Martine a eu son deuxième bébé. Accouchement express, parents et progéniture en pleine santé, les yeux de sa mère, la bouche de son père. A l’entendre parler, c’était aussi tranquille que sa croisière de cet été.

Ce qui a l’air de plus l’inquiéter, Martine, c’est que depuis quelques semaines, elle héberge la petite famille chez elle, parce que la construction de leur appart a pris du retard.
Et a priori, la perspective de se faire réveiller par un nourrisson affamé toutes les 4 heures, ça l’emballe pas un max.

Comme dit Jean-Luc, ça doit encore être la faute de l’architecte. De toute façon, il l’a toujours dit, les mecs qui donnent des ordres sans se salir les mains, il faut pas leur faire confiance.
Et pis en plus, son immeuble, il est construit en béton, et il y a toujours des problèmes avec le béton. Il lui a dit, son beau-frère, à Jean-Luc (Jean-Luc, il a toujours un beau-frère expert en quelque chose).

Vous suivez la conversation de loin, parce que même si vous êtes plus ou moins sûre que Jean-Luc n’est pas loin de raconter des grosses conneries, la construction, c’est pas vraiment votre domaine de prédilection. Vous étiez donc en train de vous demander si l’accouchement d’Olympe s’était aussi bien passé que sa mère veut bien le laisser entendre, quand vous remarquez la présence de Catherine, qui s’invite dans la conversation.

Le mari de Catherine est architecte. Vous sortez donc de vos réflexions sur le ratio avantages/désagréments de la natalité sur la santé des femmes et le bien être de leur couple, en prévision d’une conversation aussi houleuse que divertissante.
C’était sans compter que Catherine, elle y connait un rayon question impact communicatif, c’est même pour ça qu’elle est payée à vrai dire. Elle se contente donc de tendre un prospectus au relou en lui disant que s’il veut avoir l’occasion d’en connaitre un peu plus que son beau-frère sur un sujet pour une fois, il peut profiter des portes ouvertes des agences d’architecture pour se renseigner un peu. Il  y trouvera sûrement de quoi crâner au prochain barbecue familial.

Communication enclenchée, cible impactée.

En retournant à votre bureau, vous vous dites que pour féliciter Olympe et la faire marrer un peu au passage, vous lui offrirez bien un peu de béton.

Pour les bougeoirs, il vous faut :
Du ciment et un récipient à sacrifier
Un peu de sable
Du carton d’emballage (avec un coté plastifié)
Des raccords en cuivre (diam. 22)
De l’adhésif renforcé de réparation
4 élastiques
4 baguettes en bambou (pour les brochettes)
Du papier de verre toilé
Une planche à découper
Une règle, un cutter, des ciseaux, un crayon







https://drive.google.com/file/d/0B5XvabHJ7BnKc0xxVTBXdlNJUjA/view?usp=sharing




Pour commencer, téléchargez le fichier de patrons en cliquant sur l’image juste ici.









Reportez les formes sur le carton, et découpez-les.



A l’aide du cutter, entaillez les lignes en pointillés de manière à ne pas découper la face plastifiée.
Pliez ensuite votre patron et posez l’adhésif pour former les volumes. Faites bien attention à ce que les bords se touchent proprement, sinon les arêtes ne seront pas nettes. N’hésitez pas à insister sur l’adhésif, c’est lui qui aide le moule à soutenir le poids du mortier.



Préparez ensuite vos embouts : Bouchez l’une des extrémités avec de l’adhésif.
Assemblez les baguettes deux par deux avec les élastiques, puis glissez un raccord en cuivre entre 2 baguettes.



C’est l’heure de passer à la cuisine.
Pour réaliser les 2 bougeoirs, mélangez 500g de ciment avec 250g de sable, puis ajoutez 120g d’eau.
Mélangez bien.
Remplissez vos deux moules à moitié, et tapotez les moules avec une règle pour faire s’échapper les bulles d’air. C’est ce qu’on appelle faire « vibrer le béton », dans le langage du mari de Catherine.
Remplissez ensuite vos moules jusqu’à environ 5mm du bord. Faites à nouveau vibrer le béton (au moins 2 bonnes minutes). 



Insérez ensuite les embouts de cuivre, en faisant reposer les baguettes sur les moules. Faites vibrer une dernière fois le béton, et vérifier au final que les pièces de cuivre soient bien au centre des moules, et plutôt droites (sinon, les bougies pencheront…)

Après environ 8 à 10h de séchage, démoulez vos bougeoirs.



Vous pouvez alors poncer les petites aspérités, d’abord avec du gros grain, puis avec du plus fin.






Pas mal pour un premier essai. On se retrouve d’ici quelques jours avec un nouveau moule, encore en cours de perfection.

NB : J’en profite pour vous dire que les portes ouvertes des agences d’architecture, c’est pour tout le monde, et c’est vachement intéressant. En plus, vous tomberez sûrement chez des gens sympas, puisque les pas sympas, ils n’ouvrent pas leurs portes. RDV les 12 et 13 juin partout en France, et à Joinville à l’agence MARTIN.

Et puis surtout, BIENVENUE GABRIEL !