mardi 13 janvier 2015

Le vaisselier de mémé





Il y a quelques semaines, votre grand-mère vous a annoncé qu’elle quittait sa maison 4 chambres avec jardin pour profiter pleinement de son nouvel amour (José, vendeur de voitures à la retraite), et visiter le monde. 
Vous l’avez aussitôt imaginée dans une robe en lurex violet à la table du capitaine Stubing, brushing et chaussures à plateforme. Canon.

Elle a donc convoqué toute la famille le week-end dernier pour procéder à la « distribution des biens ». Vous avez récupéré les mécanos, l’intégral de la compagnie créole en 33 tours, et les verres Tortues ninjas Amora, que vous avez emballés comme si s’était des Baccara.

Chacun est reparti avec son petit carton et la tête pleine de souvenir, et puisque vous êtes restée pour l’aider au ménage, vous en êtes venues à la question des meubles.

Là, la serpillère dégoulinante à la main sur fond de « au bal masqué ohé ohé», elle vous annonce qu’elle va tout jeter. Elle veut « du moderne ». Oui, même le vaisselier avec la cachette à apéro et la jolie vitrine. Celui dans lequel on rangeait les albums photos, et dont on n’avait le droit de ne toucher qu’un seul tiroir, celui que quand on l’ouvre, ça sent encore les crayons de couleur.



Ce n’est qu’une fois dans la voiture que vous vous êtes demandé si votre moitié sera d’accord avec l’idée de l’intégrer à votre salle à manger. Mais rien à faire de ce qu’il pense. C’est pas un meuble, c’est un souvenir. Et pis il n’avait qu’à pas vous offrir une ponceuse à Noël.






Rénovation réalisée avec des peintures acryliques Luxens A+ (mélanges personnels), ferrures et quincailleries d'origine, motif du pochoir inspiré du papier peint Flower de Miss Print.
Réalisation Si j'avais un pinceau.