mardi 26 mai 2015

Le bébé d'Olympe - Un peu de béton (part.1/3)


La nuit dernière, la fille de Martine a eu son deuxième bébé. Accouchement express, parents et progéniture en pleine santé, les yeux de sa mère, la bouche de son père. A l’entendre parler, c’était aussi tranquille que sa croisière de cet été.

Ce qui a l’air de plus l’inquiéter, Martine, c’est que depuis quelques semaines, elle héberge la petite famille chez elle, parce que la construction de leur appart a pris du retard.
Et a priori, la perspective de se faire réveiller par un nourrisson affamé toutes les 4 heures, ça l’emballe pas un max.

Comme dit Jean-Luc, ça doit encore être la faute de l’architecte. De toute façon, il l’a toujours dit, les mecs qui donnent des ordres sans se salir les mains, il faut pas leur faire confiance.
Et pis en plus, son immeuble, il est construit en béton, et il y a toujours des problèmes avec le béton. Il lui a dit, son beau-frère, à Jean-Luc (Jean-Luc, il a toujours un beau-frère expert en quelque chose).

Vous suivez la conversation de loin, parce que même si vous êtes plus ou moins sûre que Jean-Luc n’est pas loin de raconter des grosses conneries, la construction, c’est pas vraiment votre domaine de prédilection. Vous étiez donc en train de vous demander si l’accouchement d’Olympe s’était aussi bien passé que sa mère veut bien le laisser entendre, quand vous remarquez la présence de Catherine, qui s’invite dans la conversation.

Le mari de Catherine est architecte. Vous sortez donc de vos réflexions sur le ratio avantages/désagréments de la natalité sur la santé des femmes et le bien être de leur couple, en prévision d’une conversation aussi houleuse que divertissante.
C’était sans compter que Catherine, elle y connait un rayon question impact communicatif, c’est même pour ça qu’elle est payée à vrai dire. Elle se contente donc de tendre un prospectus au relou en lui disant que s’il veut avoir l’occasion d’en connaitre un peu plus que son beau-frère sur un sujet pour une fois, il peut profiter des portes ouvertes des agences d’architecture pour se renseigner un peu. Il  y trouvera sûrement de quoi crâner au prochain barbecue familial.

Communication enclenchée, cible impactée.

En retournant à votre bureau, vous vous dites que pour féliciter Olympe et la faire marrer un peu au passage, vous lui offrirez bien un peu de béton.

Pour les bougeoirs, il vous faut :
Du ciment et un récipient à sacrifier
Un peu de sable
Du carton d’emballage (avec un coté plastifié)
Des raccords en cuivre (diam. 22)
De l’adhésif renforcé de réparation
4 élastiques
4 baguettes en bambou (pour les brochettes)
Du papier de verre toilé
Une planche à découper
Une règle, un cutter, des ciseaux, un crayon







https://drive.google.com/file/d/0B5XvabHJ7BnKc0xxVTBXdlNJUjA/view?usp=sharing




Pour commencer, téléchargez le fichier de patrons en cliquant sur l’image juste ici.









Reportez les formes sur le carton, et découpez-les.



A l’aide du cutter, entaillez les lignes en pointillés de manière à ne pas découper la face plastifiée.
Pliez ensuite votre patron et posez l’adhésif pour former les volumes. Faites bien attention à ce que les bords se touchent proprement, sinon les arêtes ne seront pas nettes. N’hésitez pas à insister sur l’adhésif, c’est lui qui aide le moule à soutenir le poids du mortier.



Préparez ensuite vos embouts : Bouchez l’une des extrémités avec de l’adhésif.
Assemblez les baguettes deux par deux avec les élastiques, puis glissez un raccord en cuivre entre 2 baguettes.



C’est l’heure de passer à la cuisine.
Pour réaliser les 2 bougeoirs, mélangez 500g de ciment avec 250g de sable, puis ajoutez 120g d’eau.
Mélangez bien.
Remplissez vos deux moules à moitié, et tapotez les moules avec une règle pour faire s’échapper les bulles d’air. C’est ce qu’on appelle faire « vibrer le béton », dans le langage du mari de Catherine.
Remplissez ensuite vos moules jusqu’à environ 5mm du bord. Faites à nouveau vibrer le béton (au moins 2 bonnes minutes). 



Insérez ensuite les embouts de cuivre, en faisant reposer les baguettes sur les moules. Faites vibrer une dernière fois le béton, et vérifier au final que les pièces de cuivre soient bien au centre des moules, et plutôt droites (sinon, les bougies pencheront…)

Après environ 8 à 10h de séchage, démoulez vos bougeoirs.



Vous pouvez alors poncer les petites aspérités, d’abord avec du gros grain, puis avec du plus fin.






Pas mal pour un premier essai. On se retrouve d’ici quelques jours avec un nouveau moule, encore en cours de perfection.

NB : J’en profite pour vous dire que les portes ouvertes des agences d’architecture, c’est pour tout le monde, et c’est vachement intéressant. En plus, vous tomberez sûrement chez des gens sympas, puisque les pas sympas, ils n’ouvrent pas leurs portes. RDV les 12 et 13 juin partout en France, et à Joinville à l’agence MARTIN.

Et puis surtout, BIENVENUE GABRIEL !